Le pavillon met en vedette les artistes Verónica Pereira Maia, Etson Caminha et Juventino Madère, et se concentre sur la langue comme force générative au sein des systèmes de communication en couches du Timor-Leste capables de définir l’identité de cette toute jeune nation. Plutôt que de rechercher la cohésion linguistique, le peuple du Timor-Leste situe fièrement son identité dans une multiplicité linguistique. Dans cette diversité, l’unité du Timor-Leste émerge, trouvant la cohésion entre les mots.
Au cœur du pavillon se trouve Tais Don, un textile de série créé en 1994 par la nonagénaire Pereira Maia, militante et précurseur de l’art conceptuel du Timor-Leste. Dans la tradition du Timor oriental, les tais sont des textiles tissés à la main fabriqués avec des motifs complexes. Uniquement, à Tais Don, chaque textile est inscrit avec les noms des victimes du massacre de Santa Cruz le 12 novembre 1991 à Dili, transformant la mémoire en témoignage matériel.
En complément de Tais Don sont des installations sonores et vidéo nouvellement commandées, CUALE – Flow by Etson Caminha et FRAZE NE’EBE SEIDAUK HOTU – Une sentence inachevée de Juventino Madère. Le flux sonore remet en question la notion d’un langage unique capable de façonner l’identité nationale; l’œuvre vidéo multicanal Une phrase inachevée, quant à elle, réfléchit à une nation en pleine mutation sociale.
