Reog Ponorogo: A theatrical heritage in peril and an opportunity for responsible tourism

En 2024, le Reog Ponorogo, une danse théâtrale traditionnelle impressionnante d’Indonésie, a été inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’UNESCO. Bien plus qu’un simple spectacle, le Reog incarne une expression vivante d’identité, de mémoire collective et d’art ancestral. À une époque où le tourisme responsable prend de l’ampleur, découvrir, soutenir ou assister à une représentation du Reog Ponorogo constitue une manière concrète et respectueuse de célébrer la diversité culturelle. Qu’est-ce que le Reog Ponorogo ? Provenant de la région de Ponorogo, dans l’est de Java, le Reog est une danse dramatique millénaire, traditionnellement exécutée lors de cérémonies de purification, de mariages, de fêtes religieuses, de célébrations nationales ou lors de visites officielles. Les danseurs incarnent des rois, des guerriers, des cavaliers et des figures mythologiques pour narrer la légende du roi Klono Sewandono du royaume de Bantarangin. Le point d’orgue du spectacle est le Dadak Merak: un immense masque représentant une tête de tigre ornée de plumes de paon. Ce masque peut peser plus de 50 kilos et est porté uniquement grâce à la force de la mâchoire du danseur, illustrant la rigueur et la discipline nécessaires pour maîtriser cet art. Pour la communauté de Ponorogo, le Reog représente un symbole de fierté, un pilier identitaire et un trésor culturel vivant. Cependant, il fait face à des menaces. Une Tradition en Déclin Les spectacles de musique moderne, jugés plus pratiques et économiques, remplacent peu à peu les représentations traditionnelles. En raison du manque de public et de l’intérêt décroissant des jeunes générations, les maîtres Reog deviennent rares, tout comme les artisans spécialisés dans la création de costumes, d’instruments et de masques. Le gouvernement indonésien et les communautés locales s’efforcent de préserver cette tradition par l’éducation formelle et informelle, l’organisation de festivals culturels et des initiatives de sensibilisation. Malgré ces efforts, le manque de relève compromet la transmission de cet art complexe. Le Reog Ponorogo en France : Une Présence Discrète En France, la survie du Reog Ponorogo repose sur la diaspora indonésienne et certains événements multiculturels. Il est parfois présenté lors de festivals culturels internationaux, de journées culturelles organisées par les ambassades ou lors d’événements étudiants. Pour assister à une représentation ou en savoir plus : L’Ambassade d’Indonésie à Paris propose régulièrement des événements culturels ouverts au public. Des associations étudiantes indonésiennes ou des groupes culturels communautaires diffusent des spectacles traditionnels. Certains événements de l’UNESCO mettent également en avant des arts du patrimoine immatériel. Suivre ces structures sur les réseaux sociaux est un excellent moyen de rester informé des prochaines représentations. Une Opportunité pour un Tourisme Responsable Pour les voyageurs soucieux de leur impact, assister à un spectacle de Reog Ponorogo – en France ou en Indonésie – est une manière de contribuer à la préservation du patrimoine vivant. Le tourisme responsable ne se résume pas à réduire son empreinte carbone : il s’agit aussi de valoriser les traditions locales et de soutenir les communautés qui les préservent. En se rendant à Ponorogo, au cœur de cette tradition, et en assistant à une représentation locale, le voyageur devient un acteur du changement, contribuant directement à la survie de cet art unique. Conclusion Le Reog Ponorogo est un cri culturel venu de Java, à la fois fier et fragile. Face à la modernité et à l’oubli, il appelle à la reconnaissance et à l’action. En tant que voyageurs, curieux ou amoureux des cultures du monde, nous avons un rôle à jouer : célébrer ce qui rend les peuples uniques et soutenir ce qui les fait vibrer.
Le projet Claw Art : promouvoir l’héritage musical mauricien

Le projet CLAW ART a débuté en 2022 au travers du lancement d’une campagne de financement participatif qui a permis d’initier la construction d’un atelier de facture d’instruments traditionnels. Cet atelier sera opérationnel cette année 2025, les contraintes insulaires liées à l’augmentation du coût des matériaux et à la difficulté de trouver du personnel, nous ont certes retardé, mais la persévérance de ses membres-fondateurs, Salem Emilien, Finlay David et Kurwin Castel aura certainement permis de franchir des montagnes. A Maurice, chaque communauté est arrivée avec ses propres instruments dans ses bagages : l’ektara est d’origine indienne (littéralement « une corde »), la valiha est malgache, mais d’origine indonésienne, on retrouve le bobre dans toute la zone indianocéanique sous divers noms et au Brésil, c’est l’instrument national désigné par « berimbau », arc musical d’origine africaine. C’est également cette universalité qui nous intéresse, la musique, ses instruments en constituent une preuve évidente et elle dépasse les frontières et les préjugés. Plus d’infos : https://www.mediaterre.org/ocean-indien/actu,20250616075548.html
La Valiha instrument de musique emblématique de Madagascar

Instrument traditionnel de Madagascar, la valiha, une cithare cylindrique, a produit un son envoûtant qui fait partie intégrante de la musique malgache depuis des siècles. Ce modèle singulier se caractérise par ses superbes ornements en pyrogravure, illustrant des images emblématiques de la culture et de la faune malgache : des visages de zébus, un talisman, des lémuriens et des baobabs. On dénombre généralement 18 cordes, voire plus, en fonction de la taille du bambou. Il est possible que les cordes soient fabriquées à partir de fibres de bambou. Il s’agit de la valiha la plus ancienne. Parfois aujourdhui, les cordes sont confectionnées à partir de câbles de frein arrière provenant de bicyclettes !!!. La valiha peut présenter une configuration circulaire, semblable à un cylindre, sur lequel sont enroulées les cordes. Cependant, elle peut également adopter une forme rectangulaire lorsqu’elle est fabriquée en bois, avec les cordes positionnées de part et d’autre. Plus d’infos sur : https://www.radiofrance.fr/francemusique/la-valiha-un-instrument-qui-touche-l-ame-par-justin-vali-5421042
L’art de convaincre au service des océans – Retour sur la finale du Concours d’Éloquence 2025

Le 19 juin dernier, l’ambassade d’Australie a accueilli la grande finale du Concours d’Éloquence 2025, organisé dans le cadre de l’Initiative Culturelle France-Australie. Les finalistes ont captivé l’audience en prenant la parole avec talent et conviction sur le thème « L’art et les océans », devant un jury d’exception présidé par Lynette Wood, Ambassadrice d’Australie en France, et composé de Claire Barbillon, Directrice de l’École du Louvre, et Magali Melandri, responsable des collections Océanie au musée du quai Branly. Félicitations à Louise Adam De Villiers, étudiante de l’École du Louvre, qui s’est distinguée par la finesse de sa réflexion, la qualité de son expression et son engagement artistique. Elle remporte un voyage en Australie à la rencontre de professionnels du monde de l’art. Source : https://www.facebook.com/AustralieEnFrance?locale=fr_FR
Plongée dans les arts classiques de l’Inde : Masterclass de Bharatanatyam à Paris avec Shijith N. & Parvathy

Les 21 et 22 juin, Paris accueille un événement exceptionnel dédié à la danse classique indienne : une masterclass de Bharatanatyam animée par le duo renommé Shijith N. & Parvathy. Véritables ambassadeurs des arts traditionnels du sud de l’Inde, leur pédagogie allie rigueur, émotion et transmission vivante du patrimoine chorégraphique millénaire. Au cœur du Studio Bleu, cette rencontre s’adresse à tous ceux et celles qui souhaitent approfondir leur connaissance de cet art raffiné où se mêlent rythme, narration, et spiritualité. Étudiants, passionnés, enseignants ou simples curieux : venez explorer l’élégance et la profondeur du Bharatanatyam aux côtés de deux maîtres reconnus internationalement. Plus d’information: https://indoeuropean.eu/bharatanatyam-master-class-in-paris-with-shujith-n-parvathy-on-21st-22nd-june/
La France et le Qatar renforcent leur coopération culturelle

La diplomatie culturelle entre la France et le Qatar a franchi une nouvelle étape significative en avril dernier à Doha. À l’occasion de la visite de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, six accords-cadre ont été signés entre des institutions culturelles françaises et qatariennes, marquant une volonté commune de renforcer les liens entre les deux pays à travers les arts, le cinéma, la formation et le patrimoine. Parmi ces accords, figure un partenariat entre les musées d’Orsay et de l’Orangerie et Qatar Museums, incluant des prêts réciproques d’œuvres d’art. Le musée Guimet s’est également associé à Qatar Museums dans une dynamique similaire. Un autre accord, signé avec le ministère français de la Culture, prévoit le développement de programmes de formation professionnelle, notamment en lien avec les Manufactures nationales et l’école de cinéma La Fémis. Dans le domaine du cinéma, un partenariat entre le Doha Film Institute et le Centre national du cinéma et de l’image animée vise à encourager les coproductions franco-qatariennes. Un protocole d’accord a aussi été conclu entre la Bibliothèque nationale du Qatar et la Bibliothèque nationale de France pour favoriser la recherche et la valorisation des collections patrimoniales. Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité de la visite d’État de l’Émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, en France en février 2024. Elles témoignent d’un dialogue culturel riche, ancré dans une relation de confiance mutuelle et d’ambitions partagées. Les premières actions concrètes issues de ces accords devraient voir le jour dans les mois à venir. Source: https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-france-et-le-qatar-concretisent-des-partenariats-entre-institutions-culturelles-20250421
Musique des Comores – CMB – Festival MDM 2025

Le 12 juillet 2025 à 10:30 Rue des Halles – 79600 AIRVAULT Le groupe CMB, musiques et chants des Comores, de Bressuire a été créé en 2020, mais le groupe jouait surtout pour sa communauté. En 2023, à l’occasion de la Fête de la musique, ils ont franchi le pas et seront présents en 2025 au Festival.Ce festival est une rencontre culturelle avec une programmation très éclectique.Échanges, partages… voilà comment peut se traduire le festival MDM avec des spectacles qui s’installent pour des apéro-concerts gratuits tous les soirs sur le domaine de Soulièvres. Un festival qui nous offre 8 jours de festivités dépaysantes sur Airvault et ses alentours.
Michel Saint Lambert, un artiste de La Réunion, offre une interprétation du passé chargé d’émotion.

Les œuvres de l’artiste Michel Saint-Lambert sont exposées aux galeries Nocogo et La PhARTmacie à La Chartre-sur-le-Loir (Sarthe), jusqu’au 29 juin 2025. Michel Saint Lambert, un artiste de La Réunion, offre une interprétation du passé enregistré à travers un prisme chargé d’émotion. En tant qu’Enfant « déplacé », il confère à son exploration une dimension introspective. Dans ses travaux, cette question du transfert d’enfants réunionnais en métropole retrouve la dimension émotionnelle qui a tendance à disparaître dans les écrits plus objectifs. L’art de la peinture lui offre la possibilité d’humaniser des événements significatifs de l’histoire. Son style de langage est diamétralement opposé à celui de la description journalistique. C’est un évocateur, chargé de subjectivité. C’est une langue du souvenir qui, à travers la répétition, prend une dimension thérapeutique. Plutôt que de céder à l’intellectualisme, Saint Lambert opte pour l’émotion qui transparaît dans ses mouvements instinctifs. Il a métamorphosé les journaux en pièces d’art, assurant leur pérennité tout en revitalisant l’esprit des Surréalistes et autres figures emblématiques de la peinture du début du XXe siècle, à l’instar de Picasso ou Matisse…
Gaëlle Bélem propels Réunionese literature onto the global stage with the International Booker Prize

Gaëlle Bélem, romancière réunionnaise au style aussi incisif que vibrant, inscrit aujourd’hui la littérature de l’océan Indien dans une dynamique internationale inédite. Son roman “Sud sauvage” a récemment été sélectionné pour l’International Booker Prize, l’un des prix littéraires les plus prestigieux au monde, dédié aux ouvrages traduits en anglais. Une première pour une autrice réunionnaise – et un véritable événement culturel. Une plume réunionnaise acclamée Née à Saint-Benoît, Gaëlle Bélem s’est fait remarquer dès 2020 avec son premier roman Le fruit le plus rare, déjà salué pour sa puissance narrative et son ton irrévérencieux. Avec Sud sauvage, publié chez Gallimard en 2023, elle livre une fresque flamboyante et sociale, ancrée dans le Sud profond de La Réunion. Entre humour noir, sensualité et critique sociale, elle donne corps à un personnage féminin en quête de liberté, dans une île où les hiérarchies sociales, le poids de la religion, et les souvenirs du colonialisme composent un décor aussi enchanteur qu’étouffant. La critique ne s’y est pas trompée : Libération salue une autrice à la plume « diabolique », mêlant maloya, sarcasme et audace littéraire. Une voix francophone dans les hautes sphères de la littérature mondiale La sélection de Sud sauvage pour l’International Booker Prize 2025 témoigne d’une reconnaissance rare pour une autrice d’outre-mer. Traduite en anglais par Sarah Ardizzone, la version internationale du roman permet à un lectorat élargi de découvrir une Réunion littéraire trop longtemps restée en marge des circuits mondiaux. Cette visibilité est aussi le fruit d’un engouement croissant pour les littératures ultramarines, largement porté par les lecteurs, les réseaux sociaux et la presse culturelle francophone. Une figure inspirante pour une nouvelle génération Dans ses interviews, Gaëlle Bélem assume son attachement profond à La Réunion, mais aussi sa volonté de briser les clichés qui figent les cultures ultramarines dans des représentations passéistes. Elle revendique une littérature insulaire décomplexée, contemporaine, drôle, mais toujours politique. Avec elle, c’est toute une nouvelle génération d’autrices et d’auteurs réunionnais qui voit les portes s’ouvrir, portée par un lectorat curieux, des maisons d’édition plus attentives, et une presse enfin à l’écoute. Gaëlle Bélem n’est pas seulement en lice pour un prix littéraire. Elle incarne un basculement. Celui d’une littérature réunionnaise qui n’attend plus qu’on l’invite à la table : elle s’y installe avec talent, humour, et panache.
Nora : L’Art Sacré du Sud de la Thaïlande – une danse à découvrir

Découvrez l’univers vibrant du Nora, drame dansé ancestral du sud de la Thaïlande, alliant mouvements acrobatiques, chants improvisés et récits bouddhiques ou épiques. Véritable emblème culturel, le Nora incarne l’identité du sud thaïlandais à travers une esthétique riche, une gestuelle précise et une transmission intergénérationnelle toujours vivante. Bien que le Nora soit moins connu que d’autres danses asiatiques, il est mis en avant lors de divers événements en France : Festivals de cultures asiatiques Centres culturels et ambassades Institutions spécialisées Ces établissements organisent des spectacles, des expositions ou des ateliers mettant en lumière des danses traditionnelles comme le Nora.