Yallaroo : l’art aborigène australien en fleurs à Paris jusqu’au 30 septembre

Jusqu’au 30 septembre 2025, il est encore temps de découvrir « Yallaroo », l’exposition collective d’art aborigène présentée par Arts d’Australie • Stéphane Jacob.À travers des œuvres vibrantes, les artistes rendent hommage à la transformation du désert australien après la saison des pluies : une renaissance où la terre passe du brun aride à l’éclat des fleurs jaunes, rouges et violettes.« Yallaroo », qui signifie belles fleurs en langue aborigène, célèbre la résilience de la nature et la connexion spirituelle des peuples aborigènes avec le Temps du Rêve, source de mémoire, de traditions et de vie. 📍 13 rue Chapon, Paris 3e🗓️ Jusqu’au 30 septembre 2025🕙 Lundi au samedi, de 10h à 18h
Restitution culturelle : un nouvel élan dans les relations entre la France et Madagascar

Le 26 août 2025, une cérémonie solennelle s’est tenue à Paris pour marquer la restitution par la France de trois crânes sakalava, dont celui du roi Toera, aux autorités malgaches. Conservés au Muséum national d’Histoire naturelle depuis la fin du XIXᵉ siècle, ces restes rejoignent aujourd’hui leur terre d’origine. Cette restitution, première mise en œuvre de la loi française de décembre 2023 sur le retour des restes humains, répond à la demande officielle formulée par Madagascar en 2022. Elle a été rendue possible grâce au travail conjoint du comité scientifique franco-malgache et au décret d’avril 2025. Les ministres de la Culture de France et de Madagascar ont signé l’acte de transfert de propriété, symbole d’un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays. Cet acte incarne une volonté commune de réconciliation avec l’Histoire, fondée sur la mémoire, le respect et le dialogue.
La Fête de Ganesh à Paris : un défilé haut en couleur dans le quartier de La Chapelle

Chaque année, Paris se pare de mille couleurs pour célébrer la fête de Ganesh, l’une des plus importantes fêtes de la communauté hindoue. Symbole de sagesse, de prospérité et de chance, Ganesh est honoré par des milliers de fidèles et curieux lors d’un moment spirituel et festif unique en France. Le 31 août prochain, le quartier de La Chapelle, dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, vibrera au rythme des tambours, des chants et des danses traditionnelles. Le défilé, organisé par le temple Sri Manicka Vinayakar Alayam, offrira un spectacle haut en couleur : chars richement décorés et fidèles portant sur leurs épaules des pots de lait en signe de dévotion. Au-delà de son aspect religieux, la Fête de Ganesh est devenue au fil des années un véritable rendez-vous interculturel. Elle attire non seulement la communauté tamoule et hindoue de France, mais aussi un large public désireux de découvrir la richesse des traditions venues d’Inde et du Sri Lanka. Cette célébration rappelle combien Paris est une mosaïque de cultures, où les communautés partagent leur patrimoine et créent des ponts entre spiritualité, art et convivialité. Le 31 août, La Chapelle se transformera ainsi en un lieu de fête et de rencontre, où chacun pourra vivre un moment d’émerveillement et de fraternité au cœur de la capitale.
45 danseurs et musiciens réunionnais aux Folies Bergère le 20 octobre

Le 20 octobre 2025, la compagnie réunionnaise Natya Kalamani présentera aux Folies Bergère à Paris son spectacle chorégraphique Kaliyammâvin Pârvayil. Sous la direction de Lynda Sellom, figure incontournable de la danse indienne à La Réunion, plus de 45 jeunes danseurs et musiciens feront vibrer la scène mythique avec une fresque chorégraphique retraçant l’histoire des engagés indiens venus à La Réunion au XIXe siècle. À travers la quête de Kaliyamma, jeune Réunionnaise en recherche de ses origines, le public plongera dans un voyage où s’entrelacent mémoire, spiritualité, émotion et transmission. La déesse Kâli, guide symbolique, incarne la force et la résilience de tout un peuple. Fruit de deux années de préparation – mêlant recherches, voyages en Inde du Sud et projets humanitaires – ce spectacle se veut autant une expérience artistique et immersive qu’un hommage vibrant aux racines culturelles réunionnaises. Un rendez-vous exceptionnel aux Folies Bergère, où l’énergie et le talent de la jeunesse réunionnaise offriront une soirée mémorable. Réservation ICI
Le Dingadingana, trésor médicinal de Madagascar

Originaire de Madagascar, le dingadingana (Psiadia altissima), aussi appelé Iary, est un arbuste de la famille des Astéracées. Depuis des générations, il occupe une place importante dans la médecine traditionnelle malgache grâce à ses vertus thérapeutiques reconnues. Distillées à partir de ses feuilles et sommités fleuries, ses huiles essentielles révèlent un parfum frais, boisé et citronné, apprécié autant pour ses qualités aromatiques que pour ses bienfaits sur la santé. Un concentré de bienfaits L’huile essentielle de dingadingana est réputée pour ses propriétés : Analgésiques, pour apaiser les douleurs Anti-inflammatoires, pour calmer les irritations et inflammations Antiparasitaires, pour lutter contre certaines affections Hémostatiques et cicatrisantes, pour aider la peau à se réparer Traditionnellement, elle est utilisée pour soulager : Les maux de dents et troubles digestifs comme l’aérophagie Les affections respiratoires (sinusite, bronchite) Les douleurs musculaires et articulaires Les inflammations cutanées, les piqûres d’insectes et la sensation de jambes lourdes Usages et disponibilité L’huile essentielle de dingadingana peut s’utiliser en massage (diluée dans une huile végétale), en inhalation, en diffusion ou dans un bain aromatique. Autrefois réservée aux communautés locales malgaches, elle est aujourd’hui accessible en France via des boutiques spécialisées en aromathérapie et certains sites de produits naturels, permettant à chacun de découvrir et profiter de ce trésor végétal.
Pique-nique de l’Amitié Franco-Indienne – Un lien entre nos cultures

L’Association Inde France vous convie à un après-midi festif le dimanche 17 août, de 16h00 à 20h30 au Port aux Cerises, Draveil. Au programme : partage de saveurs, musique, jeux et échanges culturels pour célébrer les liens uniques qui unissent la France et l’Inde. Cet événement est l’occasion de montrer combien la culture indienne occupe une place vivante et inspirante en France — des traditions culinaires aux rythmes musicaux, en passant par l’art de l’accueil. Information ICI
Océan Indien – Salim Mzé Hamadi Moissi / Cie Tché Za

Cinq danseurs, cinq îles, une mer commune. Dans Océan Indien, le chorégraphe Salim Mzé Hamadi Moissi réunit sur scène une Réunionnaise, une Malgache, un Comorien, un Mahorais et une Mauricienne pour un voyage chorégraphique vibrant au cœur de cette vaste région maritime qui relie l’Afrique, l’Inde et l’Australie. S’étendant sur plus de 70 millions de km² – soit environ 21 % de la surface terrestre –, l’Océan Indien est bien plus qu’une étendue d’eau : il est un carrefour d’histoires, de cultures et de danses. La pièce explore les liens qui unissent les quatre îles emblématiques que sont La Réunion, Les Comores, Madagascar et Mayotte, tout en évoquant leur singularité. Porté par la Compagnie Tché Za, Océan Indien puise dans les rythmes traditionnels, les gestes ancestraux et les influences contemporaines pour créer un langage chorégraphique où les mouvements deviennent des vagues, et les corps, des archipels vivants. C’est un hommage à la diversité culturelle et à la mémoire commune des peuples de cette mer, une célébration de la danse comme lieu de rencontre et de partage. Plus d’information: https://lephare-ccn.fr/agenda/ocean-indien
Le Kemiri, le Secret Bien-Être venu d’Indonésie

Originaire d’Indonésie, le kemiri – également connu sous le nom de noix bancoule, bancoulier, ou encore candle nut en anglais – est un fruit à coque traditionnellement utilisé dans la cuisine et les remèdes ancestraux d’Asie du Sud-Est. Derrière sa coquille dure et sa forme arrondie se cache un ingrédient aux usages multiples et aux bienfaits insoupçonnés. Une noix aux usages multiples Le kemiri est particulièrement prisé dans les cuisines indonésienne, malaisienne et polynésienne. Torréfié, broyé ou incorporé dans des currys, sauces et sambals, il apporte une texture onctueuse et un goût doux rappelant celui de la macadamia. Ingrédient clé du célèbre rendang ou du soto ayam, il est indispensable à l’équilibre gustatif de nombreux plats traditionnels. Mais le kemiri ne se limite pas à l’assiette. Vertus médicinales et cosmétiques Traditionnellement, l’huile extraite du kemiri est utilisée pour ses propriétés médicinales et cosmétiques : Soin capillaire : l’huile de kemiri est réputée pour stimuler la pousse des cheveux, les renforcer et leur redonner éclat. Elle est utilisée comme traitement naturel contre la chute des cheveux en Indonésie. Soin de la peau : apaisante, elle est appliquée sur les peaux sèches ou irritées. Remède ancestral : certaines communautés l’utilisent pour soulager les douleurs musculaires, les irritations ou les piqûres d’insectes. Riche en acides gras essentiels, en antioxydants et en vitamines, l’huile de kemiri est un véritable élixir naturel. Un produit à redécouvrir Entre tradition culinaire et soin naturel, le kemiri s’inscrit dans une approche durable et holistique du bien-être, à la croisée de la nature et de la culture. À l’heure où l’on cherche à consommer plus sainement et à se tourner vers des solutions naturelles, le kemiri est une invitation au voyage… depuis sa salle de bain ou sa cuisine.
Le Sud-Africain Samkelo Xaba récompensé pour sa mode éco-responsable au Africa Fashion Up 2025

La scène de la mode africaine a vibré une fois de plus à Paris lors de l’édition 2025 du prestigieux Africa Fashion Up, révélant cinq créateurs d’exception parmi plus de 300 candidatures venues de tout le continent. Parmi eux, un nom retient particulièrement l’attention : Samkelo Xaba, styliste sud-africain à la tête de la marque BOYDE, lauréat du Prix Éco-Responsable. Ce prix consacre l’engagement du créateur pour une mode durable, enracinée dans les réalités locales et tournée vers un avenir plus responsable. À travers sa marque BOYDE, Samkelo Xaba propose une mode à la fois contemporaine, respectueuse de l’environnement, et profondément ancrée dans les identités culturelles sud-africaines. Africa Fashion Up 2025 n’est pas qu’un simple défilé : c’est une vitrine d’une Afrique plurielle, audacieuse, créative et en mouvement, portée par des voix qui transforment les imaginaires. La présence de Samkelo Xaba parmi les lauréats illustre la vitalité de la mode sud-africaine, capable de rayonner bien au-delà des frontières du continent. La Maison de l’Afrique, organisatrice de l’événement, réaffirme à travers cette initiative son engagement à accompagner les talents africains et à promouvoir les savoir-faire du continent sur la scène internationale. Les autres lauréats 2025 : Hawi Midekssa (Éthiopie) – HAWII (Meilleure Designer & Prix Entrepreneuriat Féminin) Frank Aghuno (Nigeria) – Fruche (Coup de cœur du jury) Oshobor Odion Peter (Nigeria) – Oshobor (Prix Éco Responsable ex-aequo) Dibo, Sume et Fese (Cameroun) – Eloli World (Prix Création Digitale) Une nouvelle génération de créateurs est en marche. Samkelo Xaba en est l’un des visages les plus inspirants.
Nassuf Djailani : une voix poétique et engagée de l’Océan Indien

Né à Chiconi, au cœur de l’île de Mayotte, Nassuf Djailani incarne l’une des voix littéraires les plus puissantes et engagées de la région indianocéane. Journaliste, poète, dramaturge, romancier et éditeur, il trace une œuvre traversée par les mémoires, les luttes et les rêves d’un territoire souvent invisibilisé : l’archipel des Comores. Un parcours entre îles, lettres et engagement Après une enfance bercée par les récits des confréries soufies Qâdri et Chadhuli, Djailani quitte Mayotte pour La Réunion, puis Marseille, où il passe son bac, avant d’intégrer l’École de journalisme de Bordeaux. Il travaille aujourd’hui à France Télévisions, tout en menant en parallèle une œuvre littéraire exigeante et profondément ancrée dans son territoire natal. Fondateur de la revue Project-îles, puis des Éditions Project’îles, il milite pour une meilleure visibilité des arts et littératures de l’océan Indien. Il collabore également avec de nombreuses revues, telles que Interculturel Francophonies, Ubu scènes d’Europe ou encore Mange Mondes. Une œuvre plurielle, entre poésie, roman, théâtre et mémoire Djailani débute avec « Roucoulement », texte lauréat du Grand Prix de l’océan Indien en 2005. Il s’illustre ensuite au théâtre avec « Les Dits du bout de l’île », joué au Festival OFF d’Avignon en 2016, et « En finir avec Bob », créée en 2020. C’est cependant la poésie qui lui offre une reconnaissance nationale : en 2019, il publie Naître ici (Éditions Bruno Doucey), salué par la revue NRF comme « l’affirmation d’une voix de poète », et récompensé par le Prix Fetkann–Maryse Condé en 2020. Il enchaîne en 2022 avec Daïra pour la mer, dans la même maison. Son roman « Cette morsure trop vive » (Atelier des Nomades) reçoit le Prix Ahmed Baba en 2022, et en 2024, il co-signe avec le bédéiste malgache Dwa la bande dessinée Chiconi, terre d’Histoire, une fresque entre mémoire collective et regard critique sur l’histoire locale. Une littérature en archipel Écrivant en français et en kibushi, Djailani célèbre les langues de Mayotte comme des espaces de résistance et de transmission. Son regard, à la fois tendre et lucide, embrasse la complexité des sociétés comoriennes et mahoraises. Il invite à voir l’île non comme une périphérie, mais comme un centre riche de récits, de douleurs, et d’humanité. https://www.instagram.com/djailanipro/