Accueil Singapour à Paris pour échanger avec ses partenaires FIAFE

Le centre de conférence ministériel parisien ouvre à nouveau ses portes au réseau de la FIAFE, fédération internationale des Accueils français et francophones d’expatriés le 18 mars 2025. Au total, 55 représentants d’accueil du monde entier ont fait le déplacement, dont Caroline Guiot, présidente de l’Accueil Singapour depuis deux ans Accueil Singapour est une association qui a pour mission d’accueillir les Français et les francophones à Singapour, de favoriser l’entraide et les échanges au sein de la communauté et de participer à votre intégration dans la Cité-État. C’est un immense réseau de partages où plus de 50 bénévoles œuvrent à faire découvrir et apprécier Singapour dans un esprit de convivialité et de solidarité. L’association propose tout au long de l’année des rencontres, des visites, des activités artistiques et sportives, des conférences, ou encore une assistance à la recherche d’emploi. Engagée et enthousiaste, notre équipe de bénévoles donne de son temps et de son talent pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants à Singapour, mais aussi pour animer la communauté française. Plus d’infos sur : https://www.accueilsingapour.org/
The Kebaya: Elegance and Cultural Heritage in Southeast Asia

La kebaya est une blouse traditionnelle dont les origines remontent à l’Empire Majapahit en Indonésie. Elle est portée par les femmes en Indonésie, Brunei, Malaisie et par les Malais de Singapour, généralement associée à un kain en batik, un sarong ou un songket, reflétant ainsi le riche patrimoine textile de la région. Au fil du temps, la kebaya est devenue bien plus qu’un simple vêtement : elle symbolise l’élégance, la grâce et l’identité culturelle des femmes d’Asie du Sud-Est. Chaque pays et communauté a su adapter la kebaya à ses traditions locales, en variant les tissus, les broderies et les motifs pour refléter son propre héritage. Portée lors d’événements officiels, de cérémonies traditionnelles ou même dans la vie quotidienne, elle reste un élément incontournable du patrimoine vestimentaire de la région. Aujourd’hui, la kebaya fait l’objet de campagnes de reconnaissance auprès de l’UNESCO pour être inscrite au patrimoine culturel immatériel, affirmant ainsi son importance historique et culturelle. Alliant tradition et modernité, la kebaya continue d’évoluer, inspirant les créateurs de mode tout en préservant son essence authentique. Elle demeure un témoignage vivant du savoir-faire artisanal et de l’héritage multiculturel de l’Asie du Sud-Est.
60e anniversaire des relations France-Singapour

Organisé par le musée Cernuschi et la National Gallery Singapore. Dans le cadre du 60e anniversaire des relations France-Singapour et avec le soutien du Ministry of Culture, Community and Youth. Jeudi 20 février – de 13h30 à 17h (gratuit, sur inscription). Auditorium du musée Cernuschi (COMPLET). Possibilité d’assister au symposium en livestream bilingue. Ce programme présentera un partage de recherches entre deux expositions connexes. Lê Phô, Mai-Thu, Vu Cao Dam. Pionniers de l’art moderne vietnamien en France, qui se tient au musée Cernuschi jusqu’au 4 mai 2025, et City of Others: Asian Artists in Paris, 1920s-1940s qui se tiendra à la National Gallery Singapore, du 2 avril au 17 août 2025. Les présentations mettront en valeur les préoccupations curatoriales des deux expositions, tout en soulignant des domaines spécifiques de nouvelles recherches et concepts générés par ces deux événements. https://forms.office.com/pages/responsepage.aspx…
Le Sextant de Bernard Moitessier : Une Odyssée de Navigation et d’Apprentissage

Actuellement présenté au Musée national de la Marine, Paris dans l’exposition En solitaire autour du monde Bernard Moitessier, légendaire navigateur et écrivain, est célèbre pour ses voyages en solitaire et son approche philosophique de la mer. Parmi les nombreux récits qu’il nous a laissés, son apprentissage du sextant occupe une place particulière, illustrant non seulement sa ténacité mais aussi l’art rigoureux de la navigation astronomique. Avant de devenir un maître de la navigation, Moitessier a dû dompter l’instrument emblématique des marins : le sextant. C’est à Singapour, loin des océans mais toujours tourné vers la mer, qu’il entreprit son apprentissage. Sans horizon marin à portée de vue, il perfectionna sa technique d’observation en faisant tangeanter le soleil sur le toit d’un immeuble. Cet exercice, aussi inhabituel qu’astucieux, témoigne de son ingéniosité et de sa détermination à comprendre le fonctionnement de l’instrument. Quelques années plus tard, après avoir dompté la lunette du sextant, Moitessier se retrouva confronté à un autre défi : l’interprétation des fameuses tables de navigation. À l’île Maurice et à Sainte-Hélène, il passa des heures à s’exercer, décortiquant les calculs complexes nécessaires pour transformer ses observations en une position précise sur les cartes marines. Il surnomma ces tables « méchantes », soulignant la difficulté et l’exigence de cette science indispensable à la navigation hauturière. Pour Moitessier, maîtriser le sextant n’était pas qu’une nécessité pratique ; c’était aussi une forme d’indépendance et de communion avec la mer. À une époque où les instruments électroniques n’existaient pas encore, il devint un expert de cette technique ancestrale, lui permettant de se repérer avec une précision remarquable au milieu de l’immensité océanique. Son expérience prouve que la navigation ne repose pas uniquement sur la technologie, mais sur une compréhension intime des éléments et du ciel. Son apprentissage du sextant, débuté sur les toits de Singapour et perfectionné dans les îles de l’océan Indien, illustre parfaitement son esprit autodidacte et son amour inconditionnel pour la mer. Aujourd’hui encore, Le sextant de Bernard Moitessier reste un symbole de l’art marin et de la liberté, inspirant les navigateurs qui choisissent de suivre les étoiles plutôt que les écrans.