L’Australie à Paris : une rencontre littéraire au Café de Flore

Le 8 octobre 2026, l’Association France Australie invite le public à une conférence-dédicace avec Yves Hernot et Olivier Vojetta, organisée dans le cadre emblématique du Café de Flore, à Paris. Cette rencontre offre une belle occasion de mettre l’Australie à l’honneur à Paris et de découvrir, à travers la littérature et les échanges avec les auteurs, les liens culturels qui rapprochent la France et l’Australie. 📍 Café de Flore – Paris 6ᵉ Une invitation à voyager vers l’Australie par les mots, les récits et la rencontre culturelle.
La Réunion à découvrir à travers le Festival Mois Kréyol

Et si le Festival Mois Kréyol devenait une première escale vers La Réunion ? Du 22 septembre au 6 décembre 2026, sa programmation invite à découvrir l’île autrement, à travers ses artistes, ses rythmes, son histoire et ses multiples héritages. Pour sa 10e édition, placée sous le thème « Marronnage et création », le Festival Mois Kréyol célèbre la diversité des cultures créoles à travers la musique, la danse, le théâtre, le conte, les expositions et les rencontres. Parmi les cultures mises en lumière, La Réunion se dévoile loin des clichés de carte postale. Si l’île est célèbre pour ses cirques, ses cascades et son volcan, elle possède aussi un patrimoine culturel particulièrement riche, façonné par les influences africaines, malgaches, européennes, indiennes, chinoises et plus largement de l’océan Indien. La Réunion racontée sur scène Plusieurs rendez-vous permettent d’approcher cette histoire. « 3 opéras d’Outre-Mer », présenté à l’Opéra de Massy, propose notamment un voyage à travers différentes périodes de l’histoire réunionnaise, porté par des influences musicales de l’océan Indien. Avec « La bou sou la po », la Compagnie Lolita Monga explore quant à elle le corps, les identités et les traces laissées par la mémoire réunionnaise. La musique constitue une autre porte d’entrée vers l’île. Le maloya, expression emblématique de La Réunion, mais aussi le kayanm, instrument indissociable de cette tradition musicale, permettent de découvrir une culture profondément liée à la transmission et à la mémoire. Une invitation au voyage À travers ces créations, le Festival Mois Kréyol offre ainsi un premier voyage culturel vers La Réunion. Une manière d’écouter ses rythmes, de rencontrer ses artistes et de mieux comprendre les histoires qui ont façonné l’île. Une première escale qui pourrait bien donner envie de poursuivre le voyage jusqu’au cœur de l’océan Indien et de découvrir La Réunion, cette fois sur ses terres. 📅 Festival Mois Kréyol : du 22 septembre au 6 décembre 2026
5e édition du Salon du Livre Africain de Paris

Du 21 au 22 mars 2026, le Salon du Livre Africain de Paris revient pour sa 5e édition avec une programmation exceptionnelle dédiée à la richesse des littératures africaines et afro-descendantes. Considéré comme le plus grand rendez-vous de la littérature africaine en Europe, le salon réunira près de 150 éditeurs et plus de 400 auteurs en dédicace, venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et des Caraïbes. Une vingtaine de pays seront représentés, illustrant la diversité des cultures et des expressions littéraires du continent africain et de sa diaspora. Parmi les délégations présentes, des écrivains et orateurs viendront notamment de Madagascar, des Comores et du Mozambique, confirmant l’ouverture du salon à des horizons variés, y compris les littératures insulaires et lusophones. Cette 5e édition met à l’honneur la jeunesse africaine, porteuse de nouvelles voix, d’innovations et d’engagements. À travers rencontres, échanges et conférences, le salon abordera des thématiques actuelles telles que les identités culturelles, la transmission, les dynamiques sociales et créatives, ainsi que les nouvelles écritures. Pendant deux jours, le public pourra rencontrer des auteurs venus du monde entier, assister à des tables rondes animées par des experts et écrivains, et découvrir des œuvres inédites tout en échangeant directement avec leurs créateurs. Le Salon du Livre Africain de Paris constitue une occasion unique de découvrir la diversité des littératures africaines, de rencontrer des auteurs de renom et émergents, de participer à des débats enrichissants et de célébrer la créativité et la jeunesse africaine. Il s’impose comme un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de littérature, de culture et de dialogue interculturel. 📍 Réfectoire des Cordeliers (salon, dédicaces) | Hôtel de l’Industrie (conférences, tables rondes)📅 Grand Prix Afrique : samedi 21 mars 2026 à 15h📅 Prix du Beau Livre Africain de la Maison de l’Afrique : dimanche 22 mars 2026 à 15h En savoir plus sur: www.salondulivreafricaindeparis.com
Festival international des auteurs francophones

En Malaisie, le rendez-vous est fixé aux 29 et 30 mars 2026, entre l’Alliance Française de Kuala Lumpur, celle de Penang, le Lycée français de Kuala Lumpur et la Pustaka Negeri Sarawak de Kuching. Le dossier de presse présente Yannick Tatin comme organisateur et inscrit l’événement dans le cadre du French Festival Malaysia, lancé en 2001. L’objectif affiché est limpide : soutenir la culture et la langue françaises en Malaisie et offrir deux journées consacrées à la littérature, à l’art et à la culture française à une communauté évaluée à environ 30 000 francophones. Le programme malaisien assume une tonalité prospective. Le thème général, « le monde du futur », traverse les conférences annoncées, de l’accessibilité du livre à l’écologie, de l’astrophysique à l’intelligence artificielle.Au programme : dédicaces, tables rondes, conférences, concours littéraires, ateliers créatifs… 21 auteurs seront présents dont certains pour le 3e année comme Philip Kayne ou Yannick Jan (ambassadeur du réseau pour la Nouvelle Calédonie). Deux prix littéraires sont attendus : Sophie Boisseau du Rocher – Prix du livre géopolitique 2025 et Catherine Lovey – Prix suisse de littérature 2025. 📅 Date : 29 Mars 2026 ⏰ Horaire : de 09h00 à 18h00
Madagascar : Libertalia une république pirate abolitionniste ?

En 1728, un capitaine du nom de Charles Johnson fait paraître un récit singulier à Londres. Selon certains récits, des bandes de pirates dirigées par les capitaines Misson et Tew, ainsi que par un moine déchu nommé Caraccioli, auraient établi une République à Madagascar appelée Libertalia. Son modèle, qui se veut abolitionniste, égalitaire et pacifique, défie les monarchies en place et rejette l’économie de plantation. Il est surtout à noter qu’elle aurait, pendant quelques années, jeté les bases d’une société multiculturelle sans précédent. Depuis la fin du dix-neuvième siècle, beaucoup de gens ont revendiqué cette expérience aux contours utopiques. D’ailleurs, elle connaît actuellement un succès surprenant, surtout en France et sur la Grande Île. Cependant, bien que la présence d’un lien entre les pirates européens et les sociétés côtières malgaches durant les années 1680 à 1730 soit confirmée et enregistrée, il reste aucune marque de cet épisode. En outre, la critique littéraire anglo-saxonne attribue l’œuvre au romancier Daniel Defoe, connu pour son célèbre roman Robinson Crusoé (1719) et notoire faussaire. Titre : Libertalia, une république des pirates à Madagascar – Interprétation d’un mythe (XVIIe – XXIe siècle) Auteur : Alexandre Audard Éditeur : Maisonneuve & Larose-Hémisphères Date de publication : décembre 2020 Nombre de pages : 270 Ou regarder : https://www.arte.tv/fr/videos/130356-000-A/a-madagascar-des-pirates-et-des-legendes/
Tasmanie : marcher au cœur d’une nature intacte

Plus qu’un simple récit d’aventure, ce livre est une invitation à découvrir la Tasmanie, une île encore sauvage et méconnue, faite de forêts profondes, de falaises battues par les vents et de plages isolées face à l’océan Austral. Il raconte une traversée exceptionnelle de la côte ouest de l’île, réalisée à pied du sud au nord. Pendant 38 jours et sur 517 kilomètres, le voyage s’effectue hors des sentiers, au cœur d’un territoire parmi les plus isolés du monde, entre montagnes abruptes, marécages, plaines sauvages et rivages déserts. Au fil de la marche, l’aventure devient autant physique qu’intérieure. Entre tempêtes, fatigue et solitude, elle révèle la force de la nature et la puissance du voyage lent. Accompagné de photographies prises pendant l’expédition, ce récit est une véritable immersion dans la beauté brute de la Tasmanie. Ce livre invite chacun à sortir des chemins tracés, à redécouvrir la nature et, peut-être, à partir un jour explorer cette île fascinante. Découvrir sur: www.audeladessentiers.fr/produit/livre-aventure-marche-tasmanie/
OUVERTURE du PRINTEMPS des POETES 11 mars

La Maison de la Poésie Jean Joubert, haut lieu de la traduction et de l’écoute de la poésie en toutes langues, a choisi d’honorer le thème de ce Printemps par des lectures multilingues. Jacinta KERKETTA Jacinta Kerketta est une jeune poétesse indienne, également journaliste indépendante, originaire de la communauté des Oraons de Khudposh, dans le district de Singhbum ouest (État du Jharkhand). Elle écrit en hindi. Dans ses poèmes, Jacinta met en lumière les injustices commises sur les communautés Adivasi, ainsi que leurs luttes. En résidence à la Maison Julien Gracq en février-mars, elle participera à des événements avec la Maison de la Poésie de Nantes, notamment avec Meena Kandasami, autre figure féminine engagée de la littérature indienne. L’unité EMMA accueille Adivasi Jacinta Kerketta le mardi 10 mars pour un séminaire à Saint Charles. Le 11 mars, à la Maison de la Poésie Jean Joubert, Jacinta lira ses poèmes en hindi ; ils seront lus en anglais par Atreyee Chakraborty, doctorante, et en français par Judith Misrahi Barak, professeur à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. https://maison-de-la-poesie-languedoc-roussillon.org/2026/02/ouverture-du-printemps-des-poetes-11-mars.html
Redécouvrir le poète Jean Joseph RABEARIVELO

Ses chansons, bien que diverses, ont un même thème central : la mort et le tombeau, ou bien elles expriment des réflexions sur l’au-delà. Ses meilleurs poèmes se trouvent dans les recueils *Presque-songes* (1934) et *Traduit de la nuit* (1935) ; ces deux recueils sont bilingues, car l’auteur les a écrits en malgache et en français. J.J. Rabearivelo est un poète de grande envergure. Actif durant la période de la colonisation, il fait le lien entre les cultures malgache et française. Issu de l’élite, il reçut une éducation poussée. Il possédait une connaissance approfondie de la littérature malgache et des classiques français. Ses romans *L’Aube rouge* (1925) et *L’Interférence* (1928) témoignent de son vif intérêt et de sa passion pour l’histoire. Ces deux romans, interdits de publication de son vivant, relatent les dernières années de la monarchie Merina et les débuts de la colonisation française. À travers trois générations, L’Interférence retrace le destin de la famille aristocratique Antananarivo, du règne de Ranavalona Ire à l’arrivée des premiers soldats français. Il semble qu’avec ce roman, Rabearivelo ait voulu exprimer sa colère envers ceux qui avaient laissé la chute de la monarchie s’effondrer et qui n’avaient pas su se rebeller contre leurs nouveaux maîtres.
« Salamalecs » d’Antonythasan Jesuthasan : une prouesse narrative d’un réfugié tamoul

Résumé Nandan a eu deux vies, comme deux faces d’une médaille… ou d’un même livre.Côté recto : enrôlé de force dans une milice tamoule après l’attaque de son village au nord du Sri Lanka, le jeune Nandan doit ruser et trahir pour survivre. Son seul but : échapper à la guerre et obtenir le statut de réfugié. Mais qui écoutera son histoire et celle de sa famille ?Côté verso : arrêté à quatre-vingt-dix kilomètres de Paris, c’est un Nandan plus âgé qui se remémore le chemin parcouru depuis toutes ces années, son mariage, son divorce, et le fils qu’il n’a jamais su comprendre. Car Nandan a eu deux vies. Mais qui écoutera son histoire, et toutes ces péripéties racontées avec autant d’ironie que d’autodérision ?Salamalecs est une prouesse narrative, un roman à double entrée d’une force inouïe, qui se lit comme une révélation
La France honore Michèle Rakotoson, grande voix de la littérature malgache

L’écrivaine et journaliste malgache Michèle Rakotoson a été récemment élevée au rang de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par la France, lors d’une cérémonie officielle à la Résidence de France à Madagascar. Cette distinction vient saluer un parcours littéraire remarquable, marqué par plusieurs décennies d’engagement en faveur de la culture, de la francophonie et de la transmission des mémoires malgaches. Figure majeure de la littérature contemporaine, elle a su imposer une œuvre sensible et engagée, explorant les thèmes de l’identité, de l’exil et de l’histoire, tout en contribuant activement à la promotion du livre auprès des jeunes à Madagascar. Lauréate de nombreux prix, dont le Prix Orange du Livre en Afrique pour Ambatomanga, elle poursuit aujourd’hui son travail de passeuse culturelle à travers de nouveaux projets.