TOURISMER-ASSO

Exposition des peintures de paysage et de marine d’Adolphe Leroy. Au Musée Léon Dierx jusqu’en avril 2026
Du mardi au dimanche de 9h à 17h

Né le 26 mars 1832 à Saint-Denis, il se prénomme comme son père, un breton de Saint-Malo. Au cours d’un voyage pour La Réunion, ce dernier s’arrête aux Seychelles, y épouse Mlle Dugand, fille d’un Européen fixé en ces îles, et, sitôt marié, continue sur Bourbon avec sa jeune femme. Adolphe est le onzième de leurs 14 enfants. Sa famille appartient à la moyenne bourgeoisie locale.

Tout petit, il se fait acheter des crayons ainsi que des couleurs et commence à peindre. Il dessine aussi à la plume. Il entre dans la vie active à 18 ans et travaille dans la maison de change de son père mais Le Roy n’a qu’une passion : l’art ; tous ses loisirs lui sont consacrés.

Vers 1860, il fonde avec son associé la maison de commerce Lauratet & Le Roy qui possède des comptoirs dans l’océan Indien et des navires sur lesquels il voyage parfois. En 1879, il épouse une jeune artiste, Gabrielle, fille d’un grand sucrier de Saint-André, Xavier Victor Bellier-Montrose. Ils n’ont pas de descendance. En 1885, la maison de commerce Lauratet et Le Roy connaît la faillite. Il accepte alors une place d’employé dans une grande épicerie.

Son activité le fixe dans sa destinée de n’être que peintre de paysage et de marine et de n’être peintre que de deux moments : l’aurore et le crépuscule, ceux dont il dispose.

En dépit de ses malheurs professionnels, il expose régulièrement dès 1850 et montre ses oeuvres dans les foires agricoles au Jardin de l’Etat ou dans les foires intercoloniales à Maurice qui réservent un espace aux artistes. Il expose également dans des lieux prestigieux : à l’Hôtel de ville de Saint-Denis se muant en Salon de peintures en 1862 et 1881 ou encore à Paris lors de l’Exposition universelle de 1878.

En mai 1892, il se rend à Madagascar pour y régler toutes ses affaires puis reprend la route de La Réunion sur un voilier. A bord, il tient son journal de voyage et brusquement il est pris d’un délire effrayant. Quand Le Roy débarque à La Réunion, c’est en forcené. Que s’est-il passé à Madagascar ou à bord ? On ne le sait pas. Paludisme ? Lésion cérébrale ? Maladie héréditaire ? En une quinzaine de jours, il succombe, le 26 juillet 1892, dans sa maison, sans enfant ni disciple autre que sa femme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *