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TOURISMER-ASSO

Voici les 5 plats les plus emblématiques de l’Afrique du Sud et l’histoire fascinante de leurs origines, qui reflètent le métissage culturel unique du pays.

1. Le Bobotie : L’héritage de la Route des Épices

Ce gratin traditionnel est composé de viande hachée épicée (curry, curcuma, confiture d’abricots, raisins secs) surmontée d’un flan aux œufs et au lait.

  • Son origine : Bien que des recettes similaires existaient en Europe au Moyen Âge, le Bobotie moderne est né de la communauté Cape Malay (les Malais du Cap) aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les colons hollandais ont fait venir des esclaves d’Indonésie, de Malaisie et de Madagascar. Ces derniers ont adapté les recettes européennes en y intégrant leurs propres épices, créant ce plat sucré-salé devenu le plat national par excellence.

2. Le Bunny Chow : L’ingéniosité de la communauté indienne

Il s’agit d’un pain de mie évidé et rempli d’un curry de viande ou de haricots très épicé. Le morceau de pain retiré sert de chapeau et aide à saucer.

  • Son origine : Le Bunny Chow est né dans les années 1940 à Durban, la ville qui abrite la plus grande communauté indienne hors d’Inde. Durant l’Apartheid, les travailleurs indiens exclus des restaurants traditionnels cherchaient un moyen de transporter leur déjeuner sur les chantiers. Comme les contenants en plastique n’existaient pas, ils ont eu l’idée d’utiliser une miche de pain comme récipient comestible et jetable. Le nom vient de Bania, une caste de marchands indiens.

3. Le Braai et la Boerewors : L’institution sociale

Le Braai est la version sud-africaine du barbecue (au feu de bois), sur lequel on grille la Boerewors, une longue saucisse traditionnelle en spirale faite de bœuf haché grossièrement, de porc et d’épices (coriandre, clou de girofle, muscade).

  • Son origine : Le terme vient de l’afrikaans braaivleis (viande grillée). La Boerewors (littéralement « saucisse du fermier ») a été créée par les colons hollandais, allemands et huguenots français (les Voortrekkers) qui se déplaçaient à l’intérieur des terres au XIXe siècle. Ils devaient préparer des provisions de viande transportables et faciles à cuire sur un feu de camp. Aujourd’hui, le Braai dépasse toutes les barrières culturelles et rassemble toutes les communautés.

4. Le Biltong : La survie des pionniers

Ce sont des lamelles de viande séchée (bœuf, koudou, autruche ou springbok) marinées dans du vinaigre, du sel, du sucre et des épices (coriandre et poivre noir).

  • Son origine : Bien avant l’arrivée des Européens, les peuples autochtones Khoïsans conservaient la viande en la séchant au soleil. Au XVIIe siècle, les colons néerlandais ont perfectionné la technique en y ajoutant du vinaigre et des épices pour pouvoir conserver la viande durant leurs longs voyages à travers le pays (le Grand Trek), à une époque où la réfrigération n’existait pas. Le mot vient du néerlandais bil (fesse/cuisse) et tong (langue/bande).

5. Le Pap et Chakalaka : Les racines africaines et minières

Le Pap est une bouillie de maïs blanche très épaisse. Il est presque toujours nappé de Chakalaka, un relish épicé à base de tomates, d’oignons, de carottes, de poivrons, de piments et de haricots blancs en boîte.

  • Son origine : Le maïs a été introduit en Afrique par les Portugais et est devenu la base de l’alimentation des populations autochtones (Zoulous, Xhosas). Le Chakalaka, quant à lui, est né au XXe siècle dans les townships miniers de Johannesburg. Les mineurs, qui n’avaient que des ingrédients très simples à disposition, ont mélangé des restes de légumes avec des boîtes de haricots à la tomate et des épices pour donner du goût et de la chaleur au Pap traditionnel.

Le Chef Kobus Botha au parc de Thoiry

Dans son pays, le Chef Kobus Botha est considéré comme le roi du Braai. Pour ceux qui ne connaissent pas cette spécialité, il s’agit de barbecues sud-africains qui sont, au dela de la viande grillée, un véritable phénomène culturel. Après avoir étendu sa notoriété sur le plan national, ce chef sud africain d’origine s’est vite fait connaître au-delà du continent africain, surtout en France.

En 2010, le chef Kobus Botha a installé son impressionnante machine à griller à Montreuil dans le but d’initier les gourmets français à la cuisson au feu. Dorénavant, pour profiter des plats de ce cuisinier sud-africain, vous pouvez vous rendre dans son établissement. Au menu, vous savourez des spécialités d’Afrique du Sud cuites au feu de bois. Du côté des végétaux et des laitages, vous profiterez de chakalaka, de patates douces, de salade de butternut, de feta, de pousses d’épinard, de porridge et de mozzarella di buffala. Le tout assemblé de façon unique par le talent du chef.

En termes de viandes et de poissons, vous n’aurez pas à vous plaindre puisque vous aurez l’embarras du choix entre les boerewors, le saumon d’Ecosse entier, la poitrine de porc, etc. En dessert, le traditionnel malva vous attend. Tout un voyage !

Aux dernières nouvelles, le cuisinier proposait aussi des barbecues géants dans le cadre du parc animalier de Thoiry, avec de beaux diners safari à la clef.


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