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Le Ravintsara de Madagascar : Un Trésor Aromatique et Médicinal

Le Ravintsara de Madagascar : Un Trésor Aromatique et Médicinal   Madagascar, surnommée l’île rouge, est célèbre pour sa biodiversité exceptionnelle et ses ressources naturelles uniques. Parmi ses trésors les plus prisés figure le ravintsara, une plante aromatique aux multiples vertus. Reconnue pour ses bienfaits thérapeutiques, cette plante est un véritable ambassadeur de la richesse botanique malgache. Le ravintsara (Cinnamomum camphora) est un arbre de la famille des Lauracées. Bien qu’il soit originaire d’Asie, notamment du Japon et de Chine, il s’est parfaitement acclimaté au climat tropical de Madagascar, où il s’est transformé sur le plan chimique pour produire une huile essentielle exceptionnelle, riche en 1,8-cinéole, un composant actif aux propriétés puissantes. Le terme « ravintsara » signifie littéralement « feuille bonne à tout » en malgache, reflétant son utilisation polyvalente dans la médecine traditionnelle et moderne.   L’huile essentielle extraite des feuilles du ravintsara est célèbre pour ses bienfaits : Antivirale et Immunostimulante Antibactérienne et Antifongique Relaxante et Énergisante Décongestionnante Respiratoire   Le Ravintsara dans la Culture Malgache À Madagascar, le ravintsara est bien plus qu’un remède. Il est profondément ancré dans les traditions locales. Les feuilles sont utilisées en infusion pour soigner les maux de tête et stimuler le système immunitaire. L’arbre, symbole de vie et de santé, est souvent planté près des habitations pour ses vertus protectrices. De plus, les Malgaches valorisent l’utilisation durable de cet arbre. La récolte des feuilles pour l’extraction de l’huile essentielle se fait de manière raisonnée pour préserver l’environnement et garantir la pérennité de cette ressource précieuse.

La poterie traditionnelle à Mayotte , un savoir faire artisanal à valoriser.

La poterie traditionnelle de Mayotte est constituée d’ustensiles ménagers et de cuisine, d’objetsdécoratifs et de rituels. C’est un savoir-faire artisanal porté par une communauté mixte présente surPetite-Terre et la moitié sud de Grande-Terre. Les praticiens tiennent leurs savoirs de leurs familles ou d’un fundi. Ils-elles continuent de transmettre, de génération en génération, soit au sein des familles, soit, depuis quelques années, aux seins des associations qui prennent le relais en organisant des ateliers lors de manifestations de valorisation des patrimoines culturels . Il existe trois types de minéraux argileux : les smectites, la kaolinite et l’illite . La terre estdirectement récupérée par l’artisan dans les vasières, sur les plages ou dans les carrières, puisacheminée dans un récipient ou un sac jusqu’au lieu de travail de l’artisan. Les poteries sont fabriquées à partir de l’argile et au moyen de matériaux rudimentaires bio-sourcés (bois, feuilles de cocotier, coquillages…), servant d’outils de façonnage, et géo-sourcés (terre crue et argileuse), servant à créer les objets. La principale technique employée à Mayotte est le façonnage. Les praticiens n’utilisent ni un tour de potier ni ne tournent autour de la pièce Ils travaillent la matière avec leurs doigts par pression et lissage.

Artisanat et transport traditionnel : Le Tanga

Un tonga, aussi appelé tanga, est une charrette à deux roues conduite par un unique cheval. On l’emploie pour le déplacement dans le sous-continent indien. La carrosserie est équipée d’une canopée, un siège est orienté en avant pour le conducteur et un occupant, tandis qu’un second siège est positionné en face de l’arrière. On utilise fréquemment cet endroit pour le transport du foin destiné aux chevaux. Avant l’apparition des automobiles, les Tangas jouissaient d’une grande popularité et demeurent employés dans plusieurs régions du sous-continent indien. Parce qu’ils sont divertissants à conduire et moins onéreux que le taxi ou le pousse-pousse, ces modes de transport gagnent en popularité. Cependant, dans plusieurs villes, les tangas ne peuvent pas se servir des autoroutes du fait de leur lenteur. Au Pakistan, les tangas se retrouvent surtout dans les vieilles villes et les zones rurales. Ils deviennent moins prisés pour des déplacements professionnels et plus prisés pour le divertissement. Dans certaines régions du sous-continent indien, les « glogas » ont pris une signification traditionnelle pour les mariages et d’autres tâches sociales.

La Veena instrument de musique carnatique ancestral

La Veena est un instrument de musique carnatique très ancien du sud de l’Inde. Veena est un mot sanskrit générique – « Vanyathe iti veena » – un instrument à cordes pincées ou thathavadya ou cordophone. Ses origines se trouvent dans le Rigveda et l’Atharva Veda où un instrument à cordes appelé « Vana » est mentionné qui aurait évolué en « Veena ». Le corps humain est comparé à la Veena. Le sage Narada aurait joué d’une Veena appelée Mahathi. La déesse Saraswathi qui joue de la Veena « Kachchapi » est vénérée comme la mère de cet instrument. Les écritures anciennes, y compris le Natya shastra de Bharata, décrivent plusieurs types de Veena – Rudra Veena, Saraswathi Veena, Vichitra Veena, Chitra Veena, Sitar, Pinaki Veena, Eka-Tantri, dwi-Tantri, shathatantri-veena. Ravana est censé être un expert en Veena. La Veena jouée de nos jours est la « Saraswathi veena ». L’association culturelle Nadasurabhi, située à Koramangala, à Bangalore, est à l’avant-garde de la promotion de la musique carnatique classique. Nadasurabhi organise des concerts de musique de la plus haute qualité chaque mois et un festival annuel d’une semaine en novembre, gratuit pour tous les rasikas. Nos autres événements comprennent un festival pour les jeunes, Thyagaraja et Purandaradasa Aradhana, ainsi que des concours de musique pour les enfants.

TRANSIT : expo photo inédite à découvrir à La Maison de l’Indonésie

Si vous êtes en France ou que vous y séjournez prochainement, ne manquez pas l’exposition TRANSIT. Elle se tiendra à la Maison de l’Indonésie, à Paris, du 16 novembre 2024 au 19 janvier 2025. Une exposition photographique unique en son genre. Cette exposition propose aux visiteurs une immersion visuelle au croisement de plusieurs cultures, explorant les thématiques de la migration, du déplacement et de l’évolution des identités. À travers les œuvres d’artistes émergents et confirmés, TRANSIT met en lumière des parcours souvent invisibles et des histoires personnelles riches en émotions.

Les aborigènes reliés par le temps du rêve

Le temps du rêve , aussi appelé le rêve , est le thème central de la culture du peuple autochtone des aborigènes d’Australie. Le temps mythique du « temps du rêve » explique les origines de leur monde, de l’Australie et de ses habitants. On dit que les Anciens, qui étaient sortis du sol, ont traversé des terres stériles, de même que leurs descendants, les hommes, nomades, ont traversé leur vaste pays. Le paysage est modelé par les Ancêtres qui voyagent, chassent, campent, s’aiment, se battent, parfois s’entredévorent et se violent, ressuscitent… Au cours de chaque voyage, ils passent la nuit en rêvant des aventures et des épisodes du lendemain. C’est ainsi que, grâce à leur force mentale, ils engendrent le monde sensible : les éléments naturels, les animaux, les plantes, les étoiles, la lune, le soleil… Tout se déroule en même temps et chaque élément peut évoluer vers un autre. Une plante peut se métamorphoser en animal, un animal en paysage et, ce dernier, en homme ou en femme…. Dans le Nord-Ouest, les plateaux de Kimberley abritent une réserve exceptionnelle de peintures rupestres à l’extérieur des rochers et dans les grottes.

L’Inde : La diversité des tissus et broderies traditionnelles

Depuis longtemps, les textiles et les broderies indiennes sont appréciés à travers le monde pour leur beauté, leur élégance et leur diversité culturelle. L’Inde, grâce à son passé millénaire, constitue un véritable havre de paix pour les amateurs de tissus délicieux et de broderies détaillées.La tradition textile de l’Inde est profondément ancrée, chaque région du pays ayant développé ses propres méthodes et motifs caractéristiques. Souvent fabriqués à partir de fibres naturelles comme le coton, la soie, le lin et la laine, les tissus indiens proposent une variété de textures et de caractéristiques singulières. Toutes les régions de l’Inde ont leurs propres méthodes et styles de broderie, ce qui témoigne de la richesse culturelle du pays. Chaque type de broderie, qu’il s’agisse des broderies inventées du Rajasthan, des motifs floraux délicats du Cachemire, des ornements dorés du Gujarat ou des motifs tribaux de l’Odisha, raconte une histoire singulière et capture l’atmosphère de la culture locale.

Les Seychelles au cœur d’une initiative régionale pour dynamiser les industries culturelles et créatives

La Commission de l’océan Indien dynamise les industries culturelles et créatives aux Seychelles Une délégation de la Commission de l’océan Indien (COI) a récemment séjourné aux Seychelles pour se pencher sur le développement des industries culturelles et créatives dans la région. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un projet collaboratif entre la COI et l’Agence française de développement (AFD), destiné à promouvoir l’égalité des sexes et à revitaliser ces secteurs grâce à des initiatives touchant au patrimoine, à l’entrepreneuriat culturel, à la mobilité, à la formation, à la co-création et à la gouvernance. Lors des discussions tenues au Centre international de conférences les 26 et 27 novembre, des représentants des six États membres de la COI – Maurice, La Réunion, les Seychelles, les Comores, le Mozambique et Madagascar – ont exploré les opportunités offertes par cinq programmes de financement récemment introduits. Ces subventions incluent le fonds AléVini pour la mobilité régionale, les bourses Tafa, le soutien aux événements culturels, le fonds dédié aux œuvres numériques, et celui consacré à la co-création dans l’océan Indien. Les autorités ont souligné que ces actions s’alignent parfaitement sur les priorités de la présidence seychelloise de la COI. Parmi les réalisations notables, un inventaire de l’architecture traditionnelle seychelloise est en cours, mettant en lumière des circuits touristiques potentiels et ouvrant la voie à une possible inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Depuis le lancement d’AléVini en septembre 2023, l’enthousiasme des créateurs seychellois ne cesse de croître, avec une hausse notable des candidatures. Par ailleurs, un programme de formation en gestion culturelle est en préparation pour professionnaliser davantage ce secteur et en accroître les capacités. Les artistes sont encouragés à tirer parti des opportunités offertes par ces projets pour développer leurs productions et accroître leur visibilité à l’échelle régionale et internationale. Parmi les bénéficiaires récemment annoncés figurent plusieurs institutions seychelloises, dont l’Institut national pour la culture, le patrimoine et les arts (SNICHA), l’Institut des arts et du design (SIAD), la Creative Seychelles Agency (CSA), Tipik Seychelles, Fondasyon Kiltir Kreol et Artistic Dance Factory. Des artistes individuels, tels que Martin Kennedy, Johnny Volcere et Devin Malcouzane, ont également été récompensés pour leurs initiatives prometteuses.

L’Artisanat Bois des Zafimaniry : Un Héritage Culturel Vivant à Madagascar

La communauté des Zafimaniry, située dans le sud des Hautes Terres de Madagascar, occupe une position particulière au sein de l’île. Bien qu’ils soient parfois associés aux Betsileos, les Zafimaniry affirment clairement leur singularité en se distinguant aussi bien des Betsileos que des Tanala. Ils se sont établis au XVIIIe siècle dans les montagnes boisées et reculées du sud-est pour échapper à la déforestation. Aujourd’hui, environ 25 000 individus vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés. Leur maîtrise de la sculpture sur bois, reconnue par l’UNESCO en 2003, a été inscrite en 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Les Zafimaniry exploitent une vingtaine d’essences d’arbres locales, choisies en fonction des besoins spécifiques en construction ou en décoration. Dans leur environnement, presque toutes les surfaces en bois, des murs aux meubles, sont soigneusement sculptées. Cependant, la déforestation causée par les pratiques agricoles, telles que le brûlis, a éloigné les forêts des villages, contraignant certains à marcher plus d’une journée pour s’y rendre. L’artisanat Zafimaniry se distingue par ses motifs géométriques, qui reflètent non seulement l’héritage austronésien de la communauté, mais aussi des influences arabes et scandinaves apportées par les missionnaires. Bien que le nombre de motifs soit limité, chaque création est unique grâce à l’ingéniosité des artisans. Ces motifs véhiculent des significations profondes, illustrant les valeurs et croyances des Zafimaniry. Par exemple, le tanamparoratra (toile d’araignée) symbolise les liens familiaux, tandis que le papintantely (rayon de miel) représente l’esprit communautaire. Les ornements sculptés permettent également de comprendre la place et le rôle de chacun dans la société. Les villages Zafimaniry, accessibles uniquement à pied, attirent de nombreux visiteurs. Cette affluence touristique pourrait cependant menacer leur mode de vie traditionnel, risquant de réduire les habitants à une simple production d’artisanat à destination des visiteurs.

Jamu en Indonésie : une ancienne tradition de bien-être à base de plantes reconnue comme patrimoine culturel immatériel

Jamu en Indonésie : une ancienne tradition de bien-être à base de plantes reconnue comme patrimoine culturel immatériel   Le jamu est une forme de médecine et de traitement à base de plantes médicinales pratiquée en Indonésie depuis le VIIIe siècle. Il repose sur la croyance selon laquelle les maladies chaudes sont soignées par des médicaments de nature froide et les maladies froides par des médicaments de nature chaude, un état de santé étant un équilibre entre les éléments chauds et froids dans le corps. Les couleurs et les formes des plantes sont également associées aux couleurs et aux formes des organes dont elles favorisent la santé. Le jamu vise à augmenter l’immunité et à maintenir la santé. Les détenteurs et les praticiens comprennent les fabricants de jamu et les personnes qui fabriquent, distribuent, cultivent et consomment les ingrédients. Des personnes de tous âges prennent des médicaments à base de jamu, et bien que tout le monde puisse en fabriquer, la plupart des fabricants de jamu sont des femmes adultes. Le Jamu est préparé à partir d’herbes et d’épices souvent plantées par les fabricants eux-mêmes, qui concoctent ensuite des recettes adaptées à l’âge, au mode de vie et aux problèmes de santé de chaque client. La pratique se transmet de manière informelle, généralement au sein des familles et entre voisins, bien que certains praticiens soient autodidactes. Le Jamu est également enseigné dans les universités. Il est associé au respect de la confidentialité et de la confiance, et sa pratique est considérée comme un moyen de renforcer les liens sociaux.