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TOURISMER-ASSO

5 plats emblématiques de l’Afrique du Sud

Voici les 5 plats les plus emblématiques de l’Afrique du Sud et l’histoire fascinante de leurs origines, qui reflètent le métissage culturel unique du pays. 1. Le Bobotie : L’héritage de la Route des Épices Ce gratin traditionnel est composé de viande hachée épicée (curry, curcuma, confiture d’abricots, raisins secs) surmontée d’un flan aux œufs et au lait. 2. Le Bunny Chow : L’ingéniosité de la communauté indienne Il s’agit d’un pain de mie évidé et rempli d’un curry de viande ou de haricots très épicé. Le morceau de pain retiré sert de chapeau et aide à saucer. 3. Le Braai et la Boerewors : L’institution sociale Le Braai est la version sud-africaine du barbecue (au feu de bois), sur lequel on grille la Boerewors, une longue saucisse traditionnelle en spirale faite de bœuf haché grossièrement, de porc et d’épices (coriandre, clou de girofle, muscade). 4. Le Biltong : La survie des pionniers Ce sont des lamelles de viande séchée (bœuf, koudou, autruche ou springbok) marinées dans du vinaigre, du sel, du sucre et des épices (coriandre et poivre noir). 5. Le Pap et Chakalaka : Les racines africaines et minières Le Pap est une bouillie de maïs blanche très épaisse. Il est presque toujours nappé de Chakalaka, un relish épicé à base de tomates, d’oignons, de carottes, de poivrons, de piments et de haricots blancs en boîte. Le Chef Kobus Botha au parc de Thoiry Dans son pays, le Chef Kobus Botha est considéré comme le roi du Braai. Pour ceux qui ne connaissent pas cette spécialité, il s’agit de barbecues sud-africains qui sont, au dela de la viande grillée, un véritable phénomène culturel. Après avoir étendu sa notoriété sur le plan national, ce chef sud africain d’origine s’est vite fait connaître au-delà du continent africain, surtout en France. En 2010, le chef Kobus Botha a installé son impressionnante machine à griller à Montreuil dans le but d’initier les gourmets français à la cuisson au feu. Dorénavant, pour profiter des plats de ce cuisinier sud-africain, vous pouvez vous rendre dans son établissement. Au menu, vous savourez des spécialités d’Afrique du Sud cuites au feu de bois. Du côté des végétaux et des laitages, vous profiterez de chakalaka, de patates douces, de salade de butternut, de feta, de pousses d’épinard, de porridge et de mozzarella di buffala. Le tout assemblé de façon unique par le talent du chef. En termes de viandes et de poissons, vous n’aurez pas à vous plaindre puisque vous aurez l’embarras du choix entre les boerewors, le saumon d’Ecosse entier, la poitrine de porc, etc. En dessert, le traditionnel malva vous attend. Tout un voyage ! Aux dernières nouvelles, le cuisinier proposait aussi des barbecues géants dans le cadre du parc animalier de Thoiry, avec de beaux diners safari à la clef.

CAP SUR L’ÎLE MAURICE — DE LA TABLE À LA SCÈNE

Une soirée pour découvrir l’Île Maurice par ses saveurs et ses rythmes. Le samedi 17 octobre 2026, au Daniel’s Club à L’Union. À l’affiche : Manu Desroches, produit par Derock Lab, accompagné de Gino Chantoiseau et Jhonny Joseph. Entre influences créoles, soul, folk acoustique et sonorités du monde, l’artiste vous invite à un véritable voyage musical au cœur de l’île Maurice. Billetterie exclusivement en ligne. Tarifs de lancement jusqu’au 14 septembre 2026 inclus.

La cuisine indonésienne au service du rayonnement international

L’Ambassade d’Indonésie à Paris organise, le 24 juin 2026, une conférence intitulée « Taste of Nusantara: The New Era of Gastro-Branding ». Cette rencontre mettra en lumière le rôle de la gastronomie comme vecteur de diplomatie culturelle et d’influence internationale. Animée par les universitaires Nia Sarinastiti et Dorien Kartikawangi, la discussion abordera les moyens de promouvoir les richesses culinaires de l’archipel indonésien à l’échelle mondiale, tout en examinant les opportunités et les défis liés à l’accès des produits indonésiens au marché européen. L’événement se déroulera en présentiel à Paris et en ligne, offrant une réflexion sur la manière dont la gastronomie peut renforcer l’image de l’Indonésie et créer des passerelles entre les cultures. Information ici   

Madagascar et Maurice portent les saveurs de l’Océan Indien sur la scène mondiale

Les îles de l’Océan Indien s’apprêtent à faire rayonner leur excellence culinaire sur la scène internationale. À l’issue de la sélection africaine de l’International Catering Cup (ICC) 2027, Madagascar et Maurice ont décroché leur qualification pour la grande finale mondiale qui se déroulera à Lyon, en janvier 2027, dans le cadre du Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (Sirha). La 10ᵉ édition de cette prestigieuse compétition réunira les meilleurs traiteurs du monde.  Organisée pour la première fois à Antananarivo, la finale africaine a mis en lumière le dynamisme et le savoir-faire gastronomique du continent. Face à des équipes talentueuses venues notamment du Gabon et de la Côte d’Ivoire, les représentants de Madagascar et de Maurice se sont distingués par leur créativité, leur maîtrise technique et leur capacité à valoriser les produits de leur terroir. Les écarts de points particulièrement serrés témoignent du niveau d’excellence atteint par l’ensemble des finalistes. Cette double qualification constitue une reconnaissance importante pour les cuisines de l’Océan Indien, riches d’influences africaines, asiatiques, européennes et créoles. À Madagascar, la gastronomie puise son identité dans la diversité de ses produits locaux, des épices parfumées aux fruits tropicaux, en passant par les produits de la mer et les traditions culinaires transmises de génération en génération. À Maurice, le métissage culturel se reflète dans une cuisine aux saveurs multiples, où se rencontrent héritages indien, africain, chinois et européen. Au-delà de la compétition, cette présence à Lyon représente une formidable vitrine pour promouvoir le patrimoine gastronomique des îles de l’Océan Indien. Elle met également en avant le travail des chefs, artisans et professionnels des métiers de bouche qui participent au rayonnement international de leurs destinations.  

Quand un artisan sri-lankais apprivoise la baguette française

Dans l’imaginaire collectif, la baguette est bien plus qu’un simple pain : elle incarne un savoir-faire, une culture, presque une identité nationale. Et pourtant, c’est un artisan venu de loin qui en redéfinit aujourd’hui les contours avec brio. Originaire du Sri Lanka, Sithamparappillai Jegatheepan a remporté le 33e Grand Prix de la Baguette de Tradition Française 2026, l’une des distinctions les plus convoitées de la capitale. Dans sa boulangerie, Fournil Didot, nichée dans le 14e arrondissement de Paris, il a su convaincre un jury exigeant face à 143 candidats. Son secret ? Une maîtrise remarquable des codes de la baguette française — une croûte dorée et croustillante, une mie alvéolée, un goût subtil — alliée à une sensibilité acquise au fil d’un parcours hors du commun. Depuis près de vingt ans en France, il façonne son art avec rigueur et passion, jusqu’à atteindre cette reconnaissance ultime : fournir le palais de l’Élysée pendant un an. Cette victoire dépasse la simple performance individuelle. Elle raconte une histoire plus large : celle d’un artisan sri-lankais qui, avec patience et humilité, a apprivoisé l’un des symboles les plus emblématiques de la culture française. Une rencontre entre tradition et ouverture, où le geste précis du boulanger devient un langage universel. Elle s’inscrit aussi dans une dynamique inspirante. Après le sacre de Tharshan Selvarajah en 2023, premier boulanger d’origine sri-lankaise à recevoir cette distinction, cette nouvelle reconnaissance vient souligner la contribution essentielle de talents venus d’ailleurs à l’excellence artisanale parisienne.